ANDRÉ BRIE    
FRANÇAIS | TEXTES CHOISIS
 
Le Papier et la Réalité

Ça sonne toujours bon, ce qui est écrit dans les documents de l'UE sur l'égalité des droits entre femmes et hommes. La communauté soutient l'égalité des chances des hommes et des femmes sur le marché du travail et l'égale traitement sur le lieu du travail, l'on trouve par exemple dans le traité sur la politique sociale. Et à la même place : « Chaque État-membre garantit l'application du principe de la même compensation pour hommes et femmes pour le même travail. » Aussi l'article 23 de la Charte des Principes fondamentaux publiée en décembre 2000 à Nice est sans équivoque : « L'égalité entre hommes et femmes est à garantir dans tous les domaines, l'occupation, le travail et la compensation incluses. » Lors du sommet des chefs d'États et de gouvernements à la fin mars ses objectifs étaient encore une fois affirmés.

S'il n'y avait pourtant pas la réalité qui en témoigne autrement ! Il se trouve - dans cette matière de toute façon étroitement liée à cette question - comme avec la liberté ouest européenne dont dit Albert Camus : « Simplement, elle me fait penser à ces cousines pauvres qu'on voit dans certaines familles bourgeoises. La cousine est devenue pauvre, elle a perdu son protecteur naturel. Alors on l'a recueillie, on lui a donné une chambre au cinquième et on l'accepte à la cuisine. On la montre parfois en ville, le dimanche, pour prouver qu'on a de la vertu et qu'on n'est pas chien. Mais pour tout le reste, et surtout dans les grandes occasions, elle est priée de la fermer. » (Cité dans « Création et Liberté », 1953)        

En UE, les femmes gagnent encore 15 pourcents de moins que les employés masculins. La part des femmes employées se situe à 55,7% - et donc à 15 pourcents de moins que chez les hommes. Le choix de profession des femmes aussi est concentré sur quelques secteurs limités: Plus de 40 pourcents entre eux sont occupées dans l'éducation ou dans l'administration publique, tandis que moins d'un cinquième de ceux occupés dans ces domaines sont des hommes. Et plus qu'un tiers des employées féminines travaillent - souvent forcément - sur une base de temps partiel. Pour les hommes, ce chiffre est juste de 7 pourcents.

Et l'Allemagne est loin de donner un exemple positif. L'écart de salaires entre les sexes en Allemagne fédérale a augmenté encore plus dans les dernières années. Ainsi les hommes dans l'année 2004 pour chaque heure de travail recevaient à peu près 23 pourcents plus de rémunération que leurs collègues féminins. Il y a cinq ans, l'écart n'était que de 19 pourcents. Parmi les 25 pays de l'UE, il n'y a que deux, où l'écart entre salaires d'hommes et de femmes est encore plus élevé qu'en Allemagne : l'Estonie et la Slovénie. Aussi en ce qui concerne le niveau d'emploi la situation a l'air dramatique : en dépit d'une faible reprise de la croissance, la part des femmes qui ont un travail rémunéré dans ce pays ne se situe qu'à 60 pourcents, ce qui est bien 12 % de moins que pour les hommes. Le gouvernement fédéral considère même cela comme un succès. Après tout, on pense à Berlin, l'ainsi- nommée stratégie de croissance de Lisbonne prévoit seulement d'achever un niveau de plus de 60 pourcents jusqu'à l'année 2010.

Mais là aussi, la réalité est tout à fait différente. Mis à part le fait que l'Allemagne avec ce nombre ne se situe que sur la place 10 dans l'UE, l'augmentation ne s'explique que par le déclin de plus en plus de femmes dans des situations d'emploi précaires. Ainsi, le nombre de femmes en plein emploi depuis 1991 s'est réduit de 1,6 million, tandis que le nombre de femmes dans des emplois à temps partiels a augmenté de 1,8 millions. Au vrai centre de pouvoir de la société, dans les comités exécutifs des 30 compagnies les plus grandes, il n'y a qu'une seule femme.

Il est hors dispute, qu'une politique de droits égaux, qui dessert de son nom, doit être complexe. Ici il appartient la distribution juste du travail en famille, le travail dans l'éducation des enfants et dans le ménage. Ceci réfère aussi à la responsabilité individuelle, mais c'est en même temps une demande de changer les relations de pouvoir sociales spécifiques de gendre. Il s'agit de l'amélioration ciblée des chances d'éducation et d'éducation continue pour les femmes et les filles ainsi que de la disponibilité de bonnes possibilités de soins pour les enfants à la mesure de chacun/e, l'organisation de conditions de travail accueillantes aux familles et non pas dernièrement - le même paiement pour le même travail.



 
STARTSEITE
 
 
 
ARTIKEL, BRIEFE, PRESSEMITTEILUNGEN, REDEN
DISPUT-KOLUMNE
externer Link SOZIALISTEN.DE
externer Link PDSMV.DE / LANDESVERBAND
MECKLENBURG VORPOMMERN
externer Link PDS-IM-BUNDESTAG.DE
externer Link ROSA-LUXEMBURG-STIFTUNG
 
 
 
HERE YOU FIND SELECTED TEXTS IN ENGLISH.
 
 

ICI, VOUS TROUVEZ DES
TEXTES CHOISIS EN FRANÇAIS.

SEITENANFANG