ANDRÉ BRIE    
FRANÇAIS | TEXTES CHOISIS
 

Dr. André Brie: Contribution pour la Schweriner Volkszeitung (SVZ), le 26/27 novembre 2005

 

Putbus en tant que Mecque de la branche IT - déjà maintenant 14.000 emplois dans l’industrie d’information – trois fois plus que dans les ports

 

« Mecklenburg, tu es, dans la dimension sociale, le pays des extrêmes. » Non, cette citation ne vient pas d’une analyse contemporaine, mais de Fritz Reuter. Ce poète du Nord de l’Allemagne décrivit de cette manière, au milieu du 19ième siècle, l’état de sa patrie. Même si des extrêmes pareils entre temps existent aussi dans d’autres pays fédéraux, les problèmes de mon pays d’origine sans doute apparaîtront comme très grands.

 

En moyenne, en 2004, 183.000 gens au Mecklembourg- Poméranie occidental étaient touchés par le chômage. Ceci correspond à un quota moyen de bien au-dessus de 20 pourcent. Les quotas de chômage régionales rangent de 13.1 pourcent dans la région de Ludwigslust à 29.8 pourcent dans la région Uecker-Randow. Que quelque chose change à la situation sociale à court terme, n’est guère à espérer : le Produit Intérieur Brut avec 17.256 Euro par habitant est relativement bas.

 

Il y a peut-être quelques-uns, auxquels cette liste pourrait apparaître défaitiste. Aussi parce qu’à ce point, nous ne pouvons pas entrer plus profondément sur les causes, comme la désindustrialisation opérée après 1990, la faiblesse structurelle économique du Mecklembourg- Poméranie occidental, la faiblesse des marchés régionaux et l’émigration. Mais parler de l’avenir de notre pays fédéral demande tout d’abord un bilan réaliste. Dans une composition au lycée en 1965, il nous était demandé d’écrire comment nous imaginions Schwerin dans l’année 2015. J’ai écrit avec passion alors d’une base de départ pour fusées spatiales et d’une ville avec une demi million d’habitants, qui vivraient tous dans des maisons particulières.  Des visions, bien que plus sobres, je les ai encore. De l’optimisme de toute façon, mais les problèmes ne se laisseront certainement pas résoudre, si l’on ne les prend pas autant au sérieux que les chances, même s’il ne manque pas bien sûr d’optimisme combattant.

 

Le potentiel de développement est grand en dépit de toutes les difficultés.  Le pays se trouve au centre d’une région  à dynamique économique particulièrement élevée. Il peut en être découplé ou devenir pays transitoire pour les relations économiques en croissance rapide entre la Pologne, la Russie et l’Europe de l’ouest, la Scandinavie et l’Europe continentale. Mais il pourrait aussi y participer, être un atelier pour l’intégration politique et économique de l’Europe, location d’infrastructure, d’éducation et de science pour l’intégration polono- allemande et baltique. Le directeur du parc d’animaux d’Ueckermünde est un modèle. Il ne se plaint pas des difficultés, que les installations ont dans les petites villes, il est en train avec succès de faire du parc d’animal d’Ueckermünde le zoo de Szeczin. La diversité et les beautés de notre nature et de nos paysages ne sont des facteurs attractifs de location non seulement pour le tourisme et l’économie de santé.

 

Notes de pointe pour l’éducation

Beaucoup plus important pour les chances de développement du pays est autre chose : les gens qui y vivent et qui s’y installent. Le rapport de cohésion soumis par la commission de l’UE l’année dernière montre pour le Mecklembourg- Poméranie occidentale un niveau de pointe pour le niveau d’éducation : 27 pourcents de ceux âgés de 25 à 64 ans, suivant le sondage, disposent d’une éducation élevée, 65.5 pourcents d’une éducation moyenne. En comparaison : à Berlin, ces valeurs se situent à 30.4 pourcents ou 53.6 pourcents respectivement. Mais le fait est aussi, malheureusement, que particulièrement des gens jeunes et qualifiés tournent leurs dos au pays.

 

Le Mecklembourg Poméranie orientale a les conditions pour devenir une location scientifique. Je sais, combien il faut économiser dans le pays, combien d’autres choses doivent être financées aussi. Des changements structurels  et plus effectivité sont nécessaires aussi dans le domaine culturel, universitaire et celui de l’éducation en général. Mais disons le franchement : celui, qui ne maintient et qui n’étend pas ce potentiel gaspillera la capacité future du pays. La cité universitaire de Greifswald est un exemple pour les chances. L’élargissement conséquent de ses points forts a poussé cette université vers des rangs élevés dans les évaluations de « Focus » jusqu’au « Spiegel ». Ce n’est pas un accident, que les universités et les collèges du pays sont aussi des partenaires pour le centre scientifique d’information et de technologie de Rügen à Putbus. Celui qui venait il y a encore trois, quatre ans dans cette petite ville devait avoir peur pour un trésor historique et culturel, qui si manifestement ne participa pas dans le boom des stations balnéaires du Baltique.

 

Entre temps le cirque avec ses maisons bourgeoises classicistes est devenu un campus d’information et de technologie, un Mecque de la branche informatique, un journal écrivit même. L’institut pédagogique princier plein de tradition loge le collège IT, d’autres bâtiments autour de la place sont en train d’être réaménagés pour des firmes et pour un centre de technologie et d’innovation. Ils y existent déjà 140 emplois, à la fin, il doit y en avoir jusqu’à 280. Pour ce faire, ils y étudient jusqu’à 256 gens dans le collège. Le quota de médiation dans des emplois dans des entreprises de l’île et de la région est particulièrement élevé. Beaucoup se sont engagés à cette fin, mais sans Rainer Wendtland, ce développement n’est pas imaginable. En 1991, il avait commencé une petite place de vente d’ordinateurs à Garz. Entre temps, son entreprise produit du software demandé partout au monde, et il a récemment fondé une résidence en Bavière. Quand Wendtland me raconta il y a quatre ans de ses plans de Putbus, j’étais enthousiaste, mais à vrai dire aussi un peu sceptique. Il a réfuté mon scepticisme, son enthousiasme d’entrepreneur dans le meilleur sens, je voudrais bien le voir être largement répandu au Mecklembourg- Poméranie occidentale.

 

Promouvoir d’une meilleure manière la re-industrialisation

14.000 gens travaillent dans l’industrie d’information de notre pays, trois fois de plus que dans les chantiers navals. Une industrie maritime très moderne rangeant au-delà des chantiers navals ou la biotechnologie, qui est en train d’augmenter très vite, sont d’autres chances industrielles pour Mecklembourg Poméranie occidentale.

 

Des gens avec de l’esprit d’entrepreneur, réaliste, mais qui n’ont jamais peur aussi de difficultés, je les ai rencontré encore et encore aussi là bas, pas en dernier lieu le professeur Horst Klinkmann, un scientifique internationalement respecté, un Teterowien avoué, président du conseil exécutif de Hansa, pour moi pourtant par-dessus tout l’un des pères de la vallée de BioCon, qui se nomme elle-même le « réseau pour l’avenir de Mecklembourg Poméranie occidentale ». Beaucoup de changements, et des changements très complexes sont nécessaires, pour que des tels exemples positifs puissent être généralisés, pour que le chômage de masse et l’émigration puissent être réduits de manière décisive. Nous sommes beaucoup plus loin en matière de tourisme. Mais la qualité du tourisme ne se mesure non seulement par le nombre des lits mais aussi par une infrastructure qui fonctionne (sur l’île des vacances Usedom, la frontière vers la Pologne ne peut comme avant être franchi que sur pied !), par des offres culturelles, par un environnement intact, par un personnel parfaitement éduqué dans les restaurants, les hôtels et dans les bureaux de tourisme. Qu’est-ce qu’il y parle, en effet, contre l’établissement d’une académie hôtelière, même une polono- allemande à Torgelow, dont le maire fait de la propagande pour cela depuis longtemps ? D’une école à haut niveau, dans laquelle l’on apprendrait non seulement les bases de la gastronomie et de l’hôtellerie, mais aussi l’organisation de la culture et des événements et acquérrait une éducation dans le marketing et le travail publics.

 

Je mentionne Torgelow, parce que la situation dans les régions frontalières est particulièrement dramatique. Suivant une étude de la Commission Européenne avant l’élargissement de l’UE, ces régions en Allemagne de l’Est appartiennent aux régions « les plus fortement désavantagées » de l’Europe toute entière. Ces régions doivent et ne peuvent pas être abandonnées. Justement ici, non seulement le niveau fédéral et les pays, mais aussi l’Europe doivent intervenir. Je crois, que justement un pays structurellement faible a besoin d’un changement principiel de la politique économique européenne et allemande, de possibilités financières, juridiques et politiques beaucoup plus grandes pour une politique industrielle et économique et active. Du fonds structurels de l’UE seulement, le Mecklembourg Poméranie occidentale a reçu, dans la période de plan de 2000 à 2006, 2.64 milliards d’Euro en total. Ils doivent être concentrés, dans mon opinion, beaucoup plus fortement sur une reconstruction de l’industrie intelligente et sur la capacité du pays et de ces entreprises de coopérer avec des partenaires en Pologne et dans tout l’espace baltique. Cela est ignoré encore trop souvent, car la coopération est confondue avec le marché de vente ou avec des coûts de production peu chers. Mais c’est une question de fusionner des connaissances et des capacités spécifiques. Pourquoi est-ce que le pays ne peut pas devenir, bien au-delà du lycée polono- allemand, un pays d’éducation polono- allemande rangeant des écoles maternelles et des écoles, par l’éducation professionnelle jusqu’aux universités et à la collaboration scientifique ?

 

Absolument nécessaire : engagement et optimisme

Une chose ne sera pas remplaçable : L’engagement, les idées, le courage, l’optimisme pour l’avenir des individus. Rien ne marchera sans cela. Ce qu’il faut, ce sont des acteurs, au sens véritable du terme, à Schwerin et dans les communes, dans l’économie, dans les partis, dans les organisations et dans les associations. La volonté d’agir activement est en ce moment peut être le facteur de développement le plus important dans le pays.

 
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